vendredi 21 mars 2014

Betteraves jaunes à la manière d'un carpaccio et sa sauce vierge


L’engouement et la curiosité dont vous avez fait preuve en ce qui a trait à la betterave jaune m’a incitée à cuisiner ce légume ensoleillé de nouveau.

En 2007, Pierre Gingras, journaliste à La Presse écrivait ceci au sujet de ce légume racine :

Mise en marché dans les années 40 par la firme américaine Burpee, la «Burpee's Golden» est la plus connue des betteraves à chair jaune. Elle est délicieuse, une des meilleures selon moi. Très prisée en restauration, on la retrouve rarement sur les étals et habituellement elle se vend à prix élevé, probablement parce que les graines sont les plus chères, du moins quand on les achète en grande quantité. Le taux de germination est aussi un peu plus faible que chez les autres variétés. Pourtant, elle est facile à cultiver.
Sa peau est orangée, ses dimensions moyennes, et on peut la cueillir après les premiers gels d'automne. Sa chair, jaune ou orangée, est parfois dotée de traits foncés circulaires, un peu comme le bois d'un arbre. Elle conserve sa saveur exquise et très sucrée même quand il s'agit de gros spécimens. On retrouve d'autres cultivars de betteraves jaunes sur le marché mais leur origine est obscure. Il s'agit probablement de variantes de la «Burpee's Golden» ou encore de la même variété commercialisée sous un autre nom. Les betteraves jaunes existent depuis au moins 200 ans, mais à l'époque elles servaient de fourrage. Les semences sont relativement faciles à trouver. Source, cliquer ici

Sept ans plus tard, les betteraves jaunes sont maintenant plus faciles à trouver sur les étals québécois. L’hiver, on les retrouve en feuilles au supermarché, en provenance des États-Unis, mais celles avec lesquelles j’ai réalisé mon entrée d’aujourd’hui proviennent du Québec, donc cueillies l’automne dernier. Les méthodes de conservation très pointues en vigueur de nos jours permettent d’offrir sur le marché des légumes parfaits en goût, même quelques mois après leur cueillette. Si dans votre région, la betterave jaune est difficile à trouver, il n’est pas trop tard pour semer quelques graines de ce légume racine dans votre potager, avril et mai étant les bons mois pour le faire, lorsque le risque de gel est disparu.

La recette que je vous propose dans ce billet en est une du chef Daniel Vézina. En principe, un carpaccio doit se réaliser à partir de produits crus. Comme dans ma préparation les betteraves tranchées finement sont cuites, il aurait été erroné, il me semble, de nommer ce plat carpaccio, comme le propose le chef Vézina, d’où l’entourloupette dans mon titre.

Vous connaissez la sauce vierge? Cette sauce froide très simple, mais tellement goûteuse, à base d’huile d’olive extra vierge, de tomates, d'ail ou d'échalote sèche, de fines herbes, de jus de citron ou de vinaigre a d’abord été créée pour accompagner le poisson. Maintenant, on en a fait plusieurs versions qui rehaussent aussi bien les viandes que les légumes.  Pour ce qui est de l’origine de son nom, l’auteure du blog Autant que ce soit bon reprend pour amuser ses lecteurs cette explication plutôt farfelue : 

Les explications se perdent en conjectures. D’aucuns y vont pour le fait que la sauce est à la base d’huile d’olive non seulement vierge, mais extra vierge. Pragmatique, mais peu imaginatif. (Et puis, logiquement, ça se serait appelé sauce «extra vierge», non?!) D’autres avanceront que c’est là une recette mise au point pour la reine Elizabeth, la première du nom, réputée pour avoir traversé la vie dans cet état premier (plutôt que… second) (d’où la «Virginie», nommée en son honneur). Résistez à cette explication. D’abord, la sauce vierge est une invention résolument méridionale — qui n’a absolument rien à voir avec la Margaret Thatcher Tudor. Ensuite, comme disait le brave père jésuite à un parterre de religieuse en commentant le règne de cette dernière: «Entre nous soi dit, mes sœurs, elle était aussi peu vierge que vous et moi…

Mais c'est ici qu’on trouve véritablement la réponse, de la bouche même de l’auteur, le chef français Michel Guérard, qui a révélé à Julie Andrieu pourquoi il avait baptisé ainsi cette sauce :

Par curiosité, j’ai demandé à Michel  d’où venait cette fameuse sauce. À ma grande surprise, il m’a confié l’avoir inventée à ses débuts et appelée «vierge» en référence à la qualité de l’huile utilisée. Me voilà donc dépositaire d’un scoop de plus!





Betteraves jaunes à la manière d'un carpaccio et sa sauce vierge
2 portions
1 betterave jaune assez grosse, cuite
1 betterave jaune crue

Sauce vierge :
25 ml d'huile d'olive extra vierge
1/2 c. à soupe (8 ml) de vinaigre de vin rouge
1/2 échalote sèche hachée finement
1/2 gousse d'ail hachée (pas mis)
1/2 tomate, épépinée et coupée en brunoise
1/2 c. à soupe (8 ml) de ciboulette hachée
1/2 c. à soupe (8 ml) d'estragon haché
quelques gouttes de jus de citron 
sel et poivre

Cuire la plus grosse betterave jaune non épluchée, à grande eau, à mi-couvert, entre 25 et 30 minutes. Laisser refroidir la betterave dans l'eau froide quelques minutes. L'éplucher et la couper en tranches de 4-5 mm avec une mandoline. Tapisser une assiette avec les tranches de betteraves, sans les superposer (il est préférable de les tailler si nécessaire).

Préparer les ingrédients de la sauce vierge à l'avance. Juste avant de servir combiner tous les ingrédients de la sauce, assaisonner et bien mélanger.

Tailler une partie de la betterave crue en juliennes ou en spaghetti et déposer dans l'assiette.

Verser la sauce vierge sur les betteraves et servir.

lundi 10 mars 2014

Salade de betteraves jaunes, à la feta, à l'aneth et à la menthe


Pendant que quelques blogueuses françaises commencent déjà à parler de printemps et qu’une des leurs, dont j’aime beaucoup le blog, pousse l’audace de nous montrer en photo une fleur printanière complètement éclose sur son terrain, entourée de gazon déjà vert (quelle injustice!), nous, pauvres nordiques du Québec, croupissons encore et pour longtemps, j’en ai bien peur, sous presque un mètre de neige gelée par strates extrêmement dures, ce qui ralentit la fonte bien évidemment. Est-ce vraiment ainsi qu’on encourage ses cousines lointaines? L’envie est aussi un sentiment qui existe de ce coté-ci de l’Atlantique avec lequel j’aime flirter le moins souvent possible. Alors, S.V.P, un peu de retenue les filles!;)

Voilà la primula photographiée récemment dans le Vexin non loin de Paris par Gracianne du blog Un dimanche à la campagne. Cette fleur hâtive a suscité chez moi un vilain sentiment d'envie. 

Comme le printemps ne semble être qu’une vue de l’esprit ici au Québec, d’accord le 21 mars n’est pas encore arrivé, j’ai pensé réaliser une salade d’hiver, toujours de saison donc (!), avec quelques betteraves jaunes qui traînaient dans mon frigo depuis plusieurs semaines.

Le sucré de la betterave, le salé de la feta, le piquant et le croquant de l’oignon rouge, les saveurs délicieuses de la menthe et de l’aneth ainsi que la vinaigrette à l’huile d’olive, au citron et au vinaigre de riz ont fait de cette salade une chose délicieuse que je vous recommande fortement.







Salade de betteraves jaunes, à la feta, à l'aneth et à la menthe
4 portions
4 à 5 betteraves jaunes assez grosses
oignon rouge haché
aneth frais haché
menthe fraîche ciselée
feta

Vinaigrette :
2 parts d'huile d'olive
1 part d'acidité (1/2 vinaigre de riz, 1/2 jus de citron)

Cuire à grande eau, dans une casserole mi-couverte, les betteraves entières et non épluchées, pendant 35 à 45 minutes, dépendamment de la grosseur de celles-ci. Les betteraves sont cuites lorsqu'un couteau passe facilement à travers.

Égoutter les betteraves et les peler. Les couper en belles bouchées, et les déposer dans un saladier. Les laisser refroidir.

Au goût, ajouter de l'oignon rouge, de l'aneth et de la menthe. Réaliser la vinaigrette en respectant les proportions proposées dans le libellé de la recette. Verser sur la salade et mélanger.

Déposer la feta sur la salade et ne pas touiller. Servir.

Le lendemain, s'il reste de la salade, on peut ajouter au goût un peu d'aneth et de menthe ciselés histoire de raviver les saveurs.

mardi 4 mars 2014

Fatteh à l'agneau (ou agneau/boeuf) et à l'aubergine


Vivre, pendant les rénovations, dans la maison où les travaux ont lieu, je sais maintenant ce que c’est : un chapelet d’emmerdes qui a duré six semaines duquel je me remets tranquillement, un plumeau Swiffer à la main (quelle belle invention!), heureuse que le tout soit enfin terminé! Quelle idée rusée on a eue,  Épouxcurien et moi, de se taper les rénos en plein cœur de l’hiver, alors que les contrariétés apportées par cette saison particulièrement glaciale cette année sont à leur paroxisme. Tant qu’à être frustrés, aussi bien l’être totalement!

Finies les armées d’ouvrier, essentiellement mâles, avec tout ce que cela comprend comme avantages et inconvénients, qui mènent un train d’enfer avec leurs outils diaboliques! Je pensais que le marteau-piqueur  se hissait au top dans le tableau des décibels, juste avant l’avion à réaction, eh bien non la scie ronde qui taille du bois dur, le détrône! Misèèère!

Bon assez de pleurnicheries! Me voilà ravie de vous retrouver avec une recette qui j’espère saura vous plaire, tirée d’un livre qui m’a beaucoup plu, que je me suis acheté durant les rénos, et qui a presque été un baume sur mon cœur. Si j’avais titré la recette que je vous présente aujourd’hui de Fatteh d’aubergine, comme l’auteure Salma Hage* le propose dans ce merveilleux livre qu’est La cuisine libanaise, vous auriez sûrement cliquer sur le petit x en haut de cette page pour aller voir ce qui se cuisine ailleurs.

Stop! Restez avec moi et laissez-moi vous expliquer ce qu’est un fatteh? Vous connaissez probablement le taboulé, la fatouche, les falafels, le baba ganoush, l’hoummous, le chawarma, le chiche taouk, les kebbeh et les baklavas, mais la cuisine libanaise ne se résume pas à ça, et le livre dont il est question ici, qui comprend entre autres plusieurs recettes de fatteh, nous permet de vraiment comprendre l’âme de cette cuisine du Moyen-Orient.

En parcourant le livre de Salma Hage, on apprend qu’un fatteh met en commun dans une même assiette, une viande ou une légumineuse, recouverte d’une sauce au yogourt, à l’ail et à la menthe, parsemée de noix de pin grillées, que l’on mange avec des pains pita réchauffés au four! Un bonheur en bouche : on a vraiment adoré!

J’ai déjà hâte de tester le fatteh à l’agneau et aux épinards, celui au poulet ou celui à l’hoummous proposés aussi dans cet ouvrage de cuisine comprenant 500 recettes, divisées en 10 chapitres, tous très étoffés : Recettes de base, Mezze et salades, Soupes, Poissons, Viandes (comprenant les volailles), Légumes, Pains et pâtisseries, Boissons, Marinades et confitures, et pour finir Chefs invités.

Je m’arrête ici en vous suggérant d’aller en librairie, de demander qu’on déballe le livre (celui que j’ai acheté était emballé de cellophane) et d’y jeter un coup d’œil. Vous craquerez devant la variété des recettes (8 recettes d’hoummous, à titre d’exemple), le peu d’ingrédients de celles-ci, les techniques de cuisson proposées et les explications claires fournies par l’auteure, en plus de réaliser que vous avez un bien bel objet entre les mains.

La cuisine libanaise, Salma Hage, Phaidon, 2013. Prix : 49,95 $
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*L’éditeur parle ainsi de son auteure : Salma Hage (née en 1942) est une femme au foyer libanaise originaire de Mazarat Tiffah (Hameau de la pomme), dans les montagnes de la vallée de Qadisha, au nord du Liban. Elle a plus de 50 ans d’expérience de la cuisine familiale : elle a appris la cuisine avec sa mère, sa belle-mère et ses belles-soeurs et participé à l’éducation de neuf frères et de deux soeurs; elle a ainsi souvent cuisiné pour toute la famille. Elle a également été cuisinière professionnelle pendant de nombreuses années. Elle vit aujourd’hui à Londres.




Les morceaux d'aubergine enrobés d'huile d'olive cuisent 30 minutes au four. Le plat de cuisson de 29 x 20 cm qui a été utilisé était rempli de cubes d'aubergine. Pendant la cuisson, en grillant, les aubergines se sont contractées.



Le sept-épices libanais est un mélange phare de la cuisine libanaise. La Syrie, pays voisin, a aussi son sept-épices, mais attention, quand on cuisine à la libanaise on a besoin du sept-épices libanais. Celui proposé par Philippe De Vienne, par l'entremise de sa marque Épices de cru est de grande qualité et apporte ce goût typique de la cuisine du Liban. Le mélange comprend du poivre, du fenugrec, de la casse (cousine de la cannelle), du quatre-épices, du clou de girofle, de la muscade et du gingembre. Dans son livre, Salma Hage propose, à la p. 26,  une recette de sept-épices à faire chez soi. Les ingrédients qui entrent dans la composition du sept-épices de cette dernière sont les mêmes que ceux employés par De Vienne. Voilà un gage d'authenticité!




Fatteh à l'agneau (ou agneau/boeuf) et à l'aubergine
4 portions
3 c. à soupe + 2 c. à soupe d'huile d'olive
1 grosse aubergine coupée en gros dés (pelée dans mon cas)
500 g d'agneau haché (dans mon cas, mélange agneau/boeuf en vente au comptoir des viandes chez Adonis)
2 oignons émincés (dans mon cas, tranchés et coupés en deux)
2 gousses d'ail hachées
1 c. à thé de sept-épices libanais broyé au mortier si celui de Philippe De Vienne employé
1 doigt de sauce Worcestershire (dans mon cas, 1 c. à thé)
2 tomates concassées (dans mon cas, pelées, épépinées et coupées en dés moyens)
sel et poivre du moulin
100 ml d'eau
2 à 4 pains pita
70 g de pignons de pin grillés à l'huile (dans mon cas, grillés à sec dans une poêle)

Pour le yogourt :
250 ml de yogourt nature grec 2%
2 c. à thé d'ail haché
3 c. à soupe de menthe fraîche ciselée
sel
en décoration, un peu de menthe fraîche ciselée

Préchauffer le four à 400 degrés F (200 degrés C)

Dans un plat allant au four, verser 3 c. à soupe d'huile d'olive. Déposer les cubes d'aubergine et sans attendre, les enrober d'huile d'olive avec les mains. Enfourner et cuire 30 minutes en remuant à quelques reprises durant la cuisson avec une grosse cuillère. Réserver.

Pendant ce temps, dans une casserole, verser 2 c. à soupe d'huile d'olive et saisir la viande hachée (l'agneau ou le mélange agneau/boeuf). Cuire à feu moyen, 5 à 8 minutes, en remuant de temps à autre, jusqu'à ce qu'elle brunisse uniformément.

Incorporer les oignons et l'ail et cuire 5 minutes en continuant à remuer de temps à autre.

Ajouter le sept-épices, la sauce Worcestershire et les tomates. Bien saler et poivrer légèrement. Verser 100 ml d'eau et laisser mijoter à couvert, en laissant toutefois une petite ouverture, pendant 20 minutes.

Dans un bol, mélanger le yogourt, l'ail et la menthe. Saler légèrement. Réserver.

Au four, toujours à 400 degrés F (200 degrés C), faire chauffer les pains pitas quelques minutes puis les couper en carrés.

Montage du fatteh :
Incorporer les cubes d'aubergine à la casserole de viande hachée. Réchauffer.
Déposer le mélange d'aubergine et de viande dans un plat de service.
Recouvrir de yogourt à l'ail et à la menthe.
Parsemer de pignons de pin.
Entourer des carrés de pains pita et servir.
En décoration, terminer par un trottoir de menthe fraîche.

Accompagner d'une salade rafraîchissante comme un taboulé ou une fatouche.

jeudi 13 février 2014

Plateau de crabe royal


Une envie de beau et de bon! De l’impressionnant crabe royal acheté en solde au supermarché attend patiemment depuis quelques semaines dans mon congélo.

C’est aujourd’hui que ça se passe. Le défi que je me lance : remplir ma grande assiette de 54 x 25 cm où le crabe royal sera à l’honneur, accompagné d’aliments qui s’accordent bien avec son goût tellement umami!

Résultats : une assiette stimulante pour l’œil et titillante pour les papilles!

Au centre du plateau, les plus beaux morceaux de crabe qui auront été recueillis lors du décorticage, qui soit dit en passant est plus ou moins facile selon que la carapace du crabe ait été entaillée ou non en usine avant l’empaquetage. Ces morceaux de crabe disposés dans l'assiette sont nature, ni assaisonnés, sans sauce, ni rien : le crabe n’en a pas besoin!

À leurs côtés, des asperges grillées au four sur lesquelles on a déposé un tout petit peu de zeste d’orange.

Le long des asperges, une salade de crabe et de concombre d’inspiration asiatique qui a été réalisée avec le crabe qui ne s’est pas laissé détacher en beaux morceaux. Ici on parle des «chutes», c’est-à-dire les morceaux brisés ou effilochés au décorticage.

Aux extrémités de cette grande assiette qui n’en finit plus, des pâtes aux œufs auxquelles on a incorporé la sauce au miso et à l’orange (voir photo plus bas). Et pour un petit peu de croquant sur une partie des pâtes, on a laissé tomber quelques graines de tournesol .

On termine avec le cresson qui amène fraîcheur et couleur auquel on a ajouté le reste du beurre fondu utilisé pour les asperges ainsi que quelques gouttes de soya ou un peu du fond de vinaigrette de la salade de crabe.

Et pour que cela soit encore plus umami, une baguette et un bon brie qui s’harmonise tellement bien avec le crabe!


Ce plateau de crabe royal a été monté sur une assiette mesurant  54 x  25 cm achetée chez HomeSense. Ce que j'aime dans cette assiette grand format, c'est qu'en plus d'être jolie et fort originale, elle n'est pas lourde.



Une belle découverte que cette sauce achetée en pot chez Loblaws. Faite d'ingrédients naturels, elle comprend, entre autres, du jus d'orange, du miso et de l'huile de sésame. Cette sauce est plutôt liquide comme une sauce doit l`être.



D'un rouge plus soutenu que le crabe des neiges auquel on est habitués au Québec, le crabe royal est tout aussi délicieux. Il était merveilleusement bon malgré le fait qu'il ait été acheté congelé.  


Plateau de crabe royal
2 à 3 portions en plat principal
1 crabe royal cuit, débité en pattes, et congelé (ou cuit et non congelé), décortiqué
huile d'olive
1 botte d'asperges
2 à 3 c. à soupe de beurre doux
zeste d'orange en très petite quantité
1 concombre anglais, pelé, épépiné et taillé en petits cubes
huile de canola ou autre huile neutre
sauce soya Kikkoman légère en sodium
quelques gouttes d'huile de sésame (facultatif)
2 nids de pâtes aux oeufs assez fines (j'ai employé des Taglierini all'uovo de De Cecco
2 c. à soupe de sauce Miso et orange, marque Choix du Président chez Loblaws
graines de tournesol
cresson délicat (et sa vinaigrette : lire l'introduction de ce billet)

Le crabe du centre :
Après décorticage, j'ai obtenu 170 g de beaux morceaux, disposés nature, sans autre artifice au centre de l'assiette.

Les asperges :
Après avoir lavé et asséché les asperges, casser les extrémités. Avec un couteau, couper au niveau de la cassure (ça fait plus joli) et peler avec un économe la base des asperges.

Déposer les asperges entières sur une plaque allant au four recouverte d'un papier parchemin. Verser de l'huile d'olive et bien enrober les asperges. Enfourner sans saler ni poivrer dans un four préchauffé à 425 degrés F (220 degrés C) environ 10 minutes pour des asperges al dente, mais pas trop. Entre-temps, faire fondre le beurre dans un poêlon et lorsque les asperges sont cuites, déposer les asperges dans la poêle et les rouler dans le beurre. Répartir les asperges dans une grande assiette pour les tempérer. Réserver. Juste avant le service, saupoudrer légèrement de zeste d'orange. On veut que les asperges goûtent les asperges. Le zeste d'orange est essentiellement la surprise gustative.

La salade de crabe et de concombre :
Au décorticage, j'ai obtenu 120 g de crabe en petits morceaux ou effiloché qui entrent dans la salade de crabe et de concombre. Pour réaliser cette salade, c'est par ici, en n'oubliant pas toutefois d'ajuster les proportions en fonction de la quantité de crabe recueillie.

Les pâtes :
Cuire les pâtes selon les instructions du fabricant. Une fois égouttées, ajouter aux pâtes environ 2 c. à soupe de sauce Miso et orange. Bien mélanger. Disposer dans l'assiette selon les photos et déposer les graines de tournesol sur une partie des pâtes.

Le cresson :
Déposer le cresson comme sur les photos et l'aromatiser selon les indications fournies en introduction de ce billet.

Servir en même temps que le plateau une baguette tranchée et un brie à point. L'homme ne vous en sera que très reconnaissant et vous aussi vous y prendrez plaisir. C'est la Saint-Valentin dans quelques heures après tout!

mercredi 5 février 2014

Taboulé de quinoa et de kaniwa


J’aime le quinoa non seulement pour ses valeurs nutritives, mais aussi pour son goût de noisette. Depuis quelque temps, à chaque fois que j’en fais cuire, je le fais dans du bouillon de poulet que j’aromatise avec du 7 épices libanais et cela donne un bon goût rond à l’ensemble.

Mais je trouvais qu’il manquait au quinoa un petit quelque chose de croquant. J’ai découvert qu’en réduisant le temps de cuisson un tout petit peu et qu’en lui ajoutant du kaniwa, on avait une texture différente, plus croquante donc fort intéressante.

Le kaniwa, que certains appellent bébé quinoa, mais que j'appellerais plutôt nano quinoa, parce que ses grains sont vraiment petits, est originaire des Andes. De couleur rouge foncé, il est une source de protéines complètes tout comme le quinoa. Comparé à ce dernier, le kaniwa a la particularité et de ne pas être enveloppé de saponine. De ce fait, on n’est pas obligé de le rincer comme on le fait pour le quinoa, mais moi je le rince quand même. Et ce qui est vraiment chouette, c’est que son temps de cuisson est pareil à celui du quinoa ce qui veut dire qu’on peut les faire cuire ensemble dans la même casserole.

Je ne serais pas tentée de faire un taboulé de kaniwa seul, sans apport de quinoa. La préparation serait trop compacte, il me semble. Voilà pourquoi la salade que je vous présente aujourd’hui regroupe les deux grains selon les proportions suivantes : je dirais, une partie de kaniwa pour 8 à 10 parties de quinoa. Quand j’ai réalisé ce taboulé, j’ai improvisé sans mesurer. Mon idée première n’était pas de publier, voilà pourquoi je n’ai rien mesuré. Mais je suis sûre qu’en vous inspirant des proportions que je vous propose dans le libellé de la recette, vous pourrez réaliser cette salade délicieuse.



Ce gros plan montre la différence de grosseur de grain entre le quinoa et le kaniwa (à droite).






Taboulé de quinoa et de kaniwa
quinoa blanc, rincé et cuit selon la technique décrite plus bas
kaniwa (environ 8 fois à 10 fois moins que le quinoa), rincé et cuit avec le quinoa
bouillon de poulet
2 pincées de 7 épices libanais
sel
tomate(s) hachée(s) en petits cubes
concombre anglais ou libanais, pelé et haché en petits cubes
1 à 2 grosses poignées de persil, haché
1 petite poignée de menthe, hachée
ciboulette hachée
huile d'olive (quantité au goût)
jus de citron (quantité au goût, mais moins que l'huile d'olive)
sel et poivre du moulin

Cuire le quinoa comme des pâtes :
Après avoir rincé le quinoa et le kaniwa sous le robinet dans une passoire fine, ajouter-les à une casserole d'eau bouillante aromatisée au concentré de poulet liquide (ou cuire dans du bouillon de poulet maison assez corsé). Incorporer les deux pincées de 7 épices. Cuire, à découvert, à feu moyen, le temps indiqué sur l'emballage. Deux à trois minutes avant la fin de la cuisson, goûter au quinoa et au kaniwa et ajouter le temps de cuisson jugé nécessaire pour que les grains soient al dente, mais pas trop. Lorsque la cuisson est complétée, égoutter le tout dans la passoire et déposer les grains dans une grande assiette en les étendant avec une fourchette. Saler au goût pendant que le quinoa est encore chaud. Réserver.

Dans un saladier, déposer les légumes et les herbes hachées. Ajouter le mélange refroidi de quinoa et de kaniwa. Bien mélanger. Verser de l'huile d'olive et touiller. Ajouter du jus de citron au goût. Saler (s'il y a lieu) et poivrer. Servir en accompagnement d'une viande ou d'un poisson ou dans un buffet avec d'autres salades.

mercredi 29 janvier 2014

Légumes comme dans un couscous


Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand avec ma fourchette j'attrape un légume dans un couscous, je sais que dans les secondes qui suivent je vais me régaler. La carotte, le morceau de rutabaga ou de courgette sera délicieux parce qu'il aura cuit dans un appétissant bouillon épicé au ras el hanout et à la cannelle. Le légume sera tendre, juste comme il faut, surtout pas trop. Il aura été coupé en gros morceaux pour cuire plus lentement en conservant sa bonne saveur à l'intérieur de sa chair que je croquerai à belles dents.

Les légumes, dans un couscous, c'est mon plaisir avoué tout comme d'ailleurs la semoule déjà merveilleuse en goût, mais qui devient complètement irrésistible accompagnée d'un peu de sauce.

Bon, vous vous demandez, c'est quoi le rutabaga? C'est un chou-navet qu'on mange ici au Québec à la place du navet et qu'on nomme souvent à tort navet. Pour en connaître plus long sur ce légume, cliquer ici. Quand le rutabaga est frais, de grosseur moyenne, bien épluché (ne pas oublier d'éplucher aussi la seconde peau), débarrassé des morceaux brunâtres qu'on rencontre à coeur et cuit à découvert ou à couvert en laissant une petite ouverture pour que le souffre s'échappe, il n'est jamais amer.

Tout ça pour dire qu'on peut se cuisiner des légumes comme dans un couscous sans faire le couscous en entier. Ces légumes pourront accompagner délicieusement une volaille ou un poisson. Allez, faites-vous plaisir!




Légumes comme dans un couscous
4 portions
1½ c. à soupe d’huile d’olive
quelques carottes nantaises entières, pelées
½ rutabaga moyen coupé sur le long (pour optimiser la cuisson du rutabaga, lire l'introduction de ce billet)
2 courgettes coupées sur la longueur, ensuite coupées en deux
1 c. à soupe d’épices à couscous de chez Anatol (6822, boul. Saint-Laurent, à Montréal, tout près de chez Milano)
1 gousse d’ail hachée
1 ½ tasse (375 ml) de bouillon de poulet
¼ c. à thé de cannelle
harissa ou flocons de piment de Cayenne (au goût)
sel si nécessaire

Dans un gros poêlon, chauffer 1½ c. à soupe d’huile d'olive à feu moyen-élevé. Faire revenir les carottes et cuire 5 minutes, en brassant à l’occasion. Ajouter les rutabagas, cuire 3 minutes pour ensuite ajouter les courgettes et cuire encore 1½ minute. Incorporer les épices à couscous, l’ail et bien brasser. Déglacer avec le bouillon de poulet et incorporer la cannelle et la harissa ou les flocons de piment de Cayenne (s'il y a lieu). 

Chauffer jusqu’à ébullition et laisser mijoter à feu moyen-doux 20 à 30 minutes, à couvert, en laissant une petite ouverture pour que la vapeur s’échappe. Il se peut que les courgettes cuisent avant les autres légumes. Vérifier durant la cuisson et lorsqu'elles sont cuites, les retirer du poêlon et les déposer dans une assiette. Réserver.

Lorsque les légumes ont atteint leur parfaite cuisson (remettre les courgettes dans le poêlon, s'il y a lieu, et réchauffer) les servir avec la sauce.

vendredi 24 janvier 2014

Pain (cake) à la farine de quinoa, au chocolat et à la ricotta



MA maison, surtout ces dernières années, est un havre de paix. Quand j’y suis avec mon Épouxcurien la vie est douce, calme et souvent reposante. Mais pas ces jours-ci! On fait des rénovations au sous-sol de la maison. L’entrepreneur en construction qu’on a choisi dirige les travaux de main de maître, sauf que lui et son équipe mènent un train d’enfer!

Saviez-vous qu’un marteau piqueur en action produit plus de décibels qu’un Airbus qui décolle. J’en ai fait l’expérience récemment. Laissez-moi vous dire qu’on attrape vite son manteau et qu’on se précipite à l’extérieur. Le hic, c’est que dehors il fait environ -20 avec un ressenti de -30 degrés Celsius. C’est à se demander si on n’est pas mieux en dedans avec le bruit infernal… Et puis, il y a les fusibles qui sautent, le wifi que les gars accrochent en travaillant, ce qui fait qu’une fois de plus il faut procéder à la réinitialisation du système et, comme si ce n'était pas suffisant, le 220 que les électriciens désactivent alors qu’une pièce de viande cuit au four!!! BORDEL!

Juste un mot pour vous dire que ce cake au chocolat est tout à fait délicieux. Pas trop sucré, bien chocolaté et agréablement parfumé avec son petit goût d’amande, il est le premier que je réalise avec de la farine de quinoa. Et ce qu’il y a aussi d’intéressant, c’est qu’il contient de la ricotta qui ajoute des protéines à celles déjà contenues dans le quinoa. Excellent choix pour les ados qui ont tendance à camper devant le frigo!

Pour celles et ceux qui se demandent où se procurer la farine de quinoa, sachez qu'on la trouve facilement dans les magasins d'aliments naturels ou bios. Il est préférable de conserver au frigo les farines qu'on utilise moins souvent.  

Ce cake qui a fait fureur auprès de trois de mes petits-enfants est issu du livre Quinoa de Camilla V. Saulsbury, publié en 2013 aux Éditions de l'Homme. J'ai hâte de tester d'autres recettes présentées dans ce livre qui m'inspire beaucoup.







Pain (cake) à la farine de quinoa, au chocolat et à la ricotta
14 tranches
2 tasses (240 g) de farine de quinoa
1/2 tasse (45 g) de poudre de cacao non sucrée
2 c. à thé de poudre à pâte (levure chimique)
3/4 c. à thé de sel fin
3/4 tasse (165 g) de sucre de canne (ce que j'ai mis) ou de sucre brun doré, bien tassé
2 gros oeufs
1 tasse (260 g) de ricotta (régulière (ce que j'ai mis) ou faible en gras)
1/4 tasse (60 ml) d'huile végétale neutre
1 c. à thé d'extrait d'amande
1 1/2 tasse  (375 ml) de lait (ce que j'ai mis) ou de substitut de lait nature
1/2 tasse (95 g) de pépites de chocolat (j'ai mis 95 g de gros morceaux de chocolat mi-sucré achetés chez Loblaws)

Dans un grand bol, mélanger la farine de quinoa, la poudre de cacao, la poudre à pâte et le sel.

Dans un bol moyen, mélanger le sucre de canne, les oeufs, la ricotta, l'huile végétale et l'extrait d'amande jusqu'à ce que la préparation soit homogène. Incorporer le lait.

Ajouter le mélange d'oeufs au mélange de farine et remuer le tout jusqu'à ce que le tout soit amalgamé, sans plus. Ajouter délicatement les pépites ou morceaux de chocolat avec une spatule (maryse).

Verser la préparation dans un moule à pain de 8 x 4 pouces (20 x 10 cm) graissé et enfariné.

Cuire à 350 degrés F (180 degrés C) plus ou moins 60 minutes. Commencer à vérifier après 50 minutes de cuisson. Le pain est cuit lorsqu'une brochette de bois piquée dans la pâte, en son centre, ressort presque propre. Le chocolat demeurera quant à lui toujours coulant. C'est la cuisson de la pâte qu'il faut surveiller. 

Déposer le moule sur une grille et laisser refroidir 5 à 10 minutes, puis démouler le pain et le laisser refroidir sur la grille. Pour aider au démoulage, avec un couteau faire le tour du cake dans le moule. Servir avec un grand verre de lait.